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mardi 24 juin 2014

Jour 4: Passo Falzarego e Passo Valparola

Même en ville, j'ai encore droit à un choeur symphonique à 4AM. Je me réveille, répond à mes courriels et je me recouche jusqu'à 7h30. Il a pleut toute la nuit, et au réveil, mes vêtements ne sont pas secs. C'était très prévisible. Déjeuner copieux à 8h00. Je décide de prendre ça molo, c'est à dire de vaguer en ville en espérant que ça sèche. Il pleut toujours.

Je demande conseil à la réception pour du hiking en PM, lorsque le temps sera à son meilleur. Il me propose de faire le tour du Tre-Cime, lequel Yves m'a fortement suggéré. C'est un petit hike de 4hrs. Mon idée est faite, ce sera le Tre-Cime. En quittant, je vais voir si mon vélo est toujours en place dans le locker accessible à tous. Stupéfaction. Un instant de panique. Mon vélo n'est plus à l'endroit où je l'ai barré avec le meilleur cadenas sur la planète, coté 15/15 en terme d'échelle de sécurité (un excellent cadenas en U est 10/15). Merde, plus de vélo pour le reste du voyage. Panique générale...

En réalité, je l'avais très bien barré sur un support fixe à ski, solidement ancré au mur. Il y a quelqu'un qui a prit la peine de deviser la structure métallique pour enlever mon vélo. Et la réception de me dire que c'est sécuritaire puisqu'il y a une caméra en permanence. Il aurait été simple de me le dire au lieu de se donner la peine de défaire. Ceci dit, mon vélo est au sol dans un coin. Hors portée de la caméra. Safe mon oeil. N'importe qui peut entrer, se servir et partir. Ce sera certainement sur caméra qui doit prendre une photo à l'heure, donc ni vue ni connu. Je décide de mettre mon vélo dans la voiture. Je retourne à la chambre mécontent, j'enfile mes vêtements de vélo encore humide et je quitte l'hôtel. 

En prenant la route, il pleut toujours, et le mauvais temps se déplace vers l'est. Donc je fais un trait sur le Tre-Cime ce matin, qui est à l'Est de Cortina. Je me dirige vers Falzarego plus à l'ouest, la pluie est moins importante et en route, un peu après Pocol, je stationne dans une aire au pied d'un sentier de rando. Je me change et bien qu'encore épuisé de la montée du Giau, je saute sur mon vélo à l'assaut du Passo Falzarego. Bon, j'ai bien sauvé un 5km de montée, mais cette partie dans le boisé est moins intéressante, comme tous les cols d'ailleurs. C'est aussi sinueux et de pente toujours soutenue, mais sans point d'intérêt comme paysage.


J'ai quitté ce matin Cortina vers 9AM, il pleuvait et il faisait 10C, rien pour arranger les choses. Dans ces conditions, je ne sors même pas à vélo à la maison. Ici, faut croire que l'environnement génial pour le vélo en est pour quelques choses. Arrivé au sommet, il fait soleil. J'ai chaud de par l'effort et non par la température. Mon GPS indique toujours 12C.


Quand j'enlève une couche, je réalise que se sont des conditions printanières, oups, glacial. Les nuages tournent autour, et il tombe des gouttelettes de temps en temps, rien pour m'empêcher de poursuivre l'ascension vers le Passo Valparola.


Il fait très froid, mains, pieds et oreilles gelés. Les autres cyclistes sont en rallonges, moi, je viens du Canada. Photos, et descente pour récupérer la voiture à Pocol.

Je remonte ensuite en voiture pour le lunch. Il y a deux musée à ciel ouvert sur les anciennes fortifications italiennes de la grande guerre 1914-1918. J'ai suivi la série "Apocalypses" sur TV5 qui présentait 5 documentaires sur la guerre 14-18, dont la guerre des tranchées, et celle des montagnes. Très intéressant comme documentaire. Puisque je suis sur place, je veux voir ces tunnels creusés à main d'homme dans le roc avec les moyens du bord de l'époque. Le premier musée est fermé. La face nord au sommet est encore recouverte de neige et aucun guide ne monte. De plus, la pluie va se remettre à tomber. C'est donc fermé. Je suis au Musée du Passo Valparola. Voici une photo prise sur le web...


Je redescent au Passo Falzarego, d'où un téléphérique peut me monter 650 mètres plus haut, au sommet du Lagazuoi. La caissière me dit que je dois avoir des bottes de randonnées obligatoires, ça tombe bien, je les ai dans les pieds. Il me faut un piolet, un casque et une frontale. Ma frontale est dans mon bagage perdu. Le reste, je ne peux pas louer au sommet, la saison débute qu'en juillet. Pourquoi cet équipement obligatoire, il s'agit d'un site libre et très accidenté, le casque et la frontale sont pour les tunnels aussi libre d'accès. Deuxième échec. Je ne monte pas, d'ailleurs, je suis en short et t-shirt et la température au sommet est de 5C, pas une bonne idée. Voilà pourquoi j'ai mes vêtements de ski de fond dans mon bagage perdu, c'était pour faire des sommets. Je me contente de faire de la rando avec une centaine de mètres de plus en dénivelé. Je croise des allemands qui redescendent habillés chaudement, casque et frontale sur leur sac à dos. La pluie se met de la partie, fin de mon séjour à Falzarego. 




Retour à l'hôtel un peu après 15h sous une pluie torrentielle. Je laisse mon vélo dans la voiture, plus question de le mettre à la merci de monsieur tout le monde. 

En passant, j'ai acheté des câbles USB pour recharger ma GoPro, ma caméra et iPad... Cool... Je ne peux pas attendre mon bagage. J'ai les montées du Giau, Falzarego et Valparola d'enregistrées partiellement. Pour le moment, je me limite aux derniers km de montée hors foret question d'économiser mes piles. S'il fait beau demain, je vais aller souffrir du côté du Tre-Cime dont 4km en ligne est à plus de 12%... Je parle de la montée en vélo, pas du hike qui était prévu cet PM. 

Pensée du jour: Il n'y a pas de mauvaises températures, il n'y a que de mauvais vêtements. Je suis dans la seconde situation ;-)

Changement de sujet... ;o)

Hey les boys, voici deux bella macchina au passage au Passo Valparola. Mercedes-Benz C63 AMG Black Series 2014, celle qui n'est pas dispo au Canada... Et une 911 Carrera 4 Cabriolet 2014, en essai routier par un journaliste allemand et sa gang de tournage... Ah les allemandes, elles sont toujours belles ;o)