jeudi 3 juillet 2014

Jour 11: Maranello

J'ai quitté Lago di Garda tôt ce matin en direction du Parco Nationale dell'Alto Garda afin de trouver la petite route sinueuse en montagne qui donne non seulement un point de vue magnifique sur le plus grand lac d'Italie, mais qui ajoute un dernier défi. 


Hier soir, je suis allé à l'office touristique de Gargnano et bien qu'ils parlaient anglais et français, ils ne savaient pas du tout de quoi je parlais. C'est comme les Corses, quand tu demandes, ils ne connaissent rien. Un touriste m'accroche en ville chez moi, et je suis capable de le diriger presque partout. Ici, ils savent qu'il y a un parc national, puisque la ville y est au centre, mais ils ne savent aucunement où sont les points d'intérêt. Je vous rappelle que je suis à l'office du tourisme, pas dans magasin spécialisé dans les aspirateurs. Donc ce matin, je me lance sur la SP38, et je ne trouve pas la petite route sinueuse que je cherche. Il n'y a aucun stationnement le long de cette route principale. Je ne pouvais pas quitter à vélo de l'hôtel, puisque la route y est interdite aux vélos et piétons à cause des nombreux tunnels très étroits. Je tourne en rond en montagne sans trouver. J'ai perdu une heure. Je redescend vers le lac et direction Maranello. 

La route qui suit la rive ouest du lac est limité à 50km/h. Je suis en vacances, donc pas pressé. Mais c'est long quand ça roule à 35km/h pendant un bout. Ça me prend plus 1h30 pour joindre l'autostrada. Pendant 40km, la route annonce autostrada tout droit, autostrada à droite... Autostrada à gauche, encore tout droit... Mais ça prend plus de 50km pour joindre l'autostrada... 

Bon, je ne vous ai pas parlé de ma voiture de location parce que je suis venu faire du vélo. Ben oui, j'ai une Focus familiale (je sais que ça vous fait rire que je sois dans une américaine... J'ai eu ce qui était disponible... Vous vous rappeler à l'aéroport...), très pratique pour trainer une grosse boite Thule et un vélo. C'est la grosseur d'une Audi A4 familiale, en beaucoup moins bien. Mais aussi un peu trop grand. Anyway, cela dit, à 120km/h sur l'autostrada, tout vibre, direction molle et imprécise, suspension pas assez ferme, frein trop molasse, j'ignore comment ils peuvent rouler à plus de 160km/h dans cette chose (je n'écris pas que ce n'est pas une bonne voiture, je dis juste qu'à haute vitesse, ce n'est pas la meilleure). Et oui, je me fais dépasser à vive allure par des Focus, des Fiat et autres marques comme des Chrysler minivan qui selon moi ne sont pas fait pour la haute vitesse. Bon, il y a bien sûr des Ferrari, Porsche, Bentley et autres BMW qui passent en trombe, mais eux, j'approuve. Je maintiens ma vitesse à 120km/h (la limite étant à 130km/h). Je me fais même dépasser par la Polizia ;-) 

Juste avant d'arriver à Modena par la A4, je passe devant l'usine de Bugatti. Enfin, l'ancienne usine. L'édifice y est encore mais les logos de la marque n'ont laissé qu'une emprunte du passé. Tout est maintenant déménagé en Alsace. 

Arrivé un peu après midi à Maranello, je dine et je me rend à mon hôtel. J'ai ma chambre et j'y dépose mon sac à dos. Je saute sur mon vélo pour un petit 3hrs dans les alentours. Je me suis promener dans Maranello pour revoir une quatrième fois les sites Ferrari, et un peu de route en campagne. Les routes de campagnes sont vraiment bien quand il n'y a pas un fou qui passe à vive allure. 


Je n'ai pas eu le temps de faire ma grande boucle (85km) le temps se couvrait, et devinez quoi... Non, pas de la neige, un orage. Bien que l'après-midi était très chaud et un peu humide (31 beau degré), ça s'est couvert vers 16h30 et orage une heure après. Mais c'est quand même une première, oups, une deuxième journée de beau temps, la première étant le dimanche du Sella Ronda. Un petit 46km de plus. 

Comme tout le monde, mais à vélo, je suis passé devant l'usine bien sûr, la piste de Fiorano, le Museo Ferrari, le Ferrari Store et d'autres emblèmes de la célèbre marque du cheval rampante. 










Ici, on ne se tourne plus quand on entend une Ferrari passer. Il y en a partout. Des propriétaires qui visitent Maranello avec leur jouet, ceux qui louent une Ferrari pour 10min ou une heure, et bien sûr, toutes les Ferrari qui sortent de l'usine. Elles sont soumises à un essai routier de 45km, incluant quelques tours de piste à Fiorano. Elles sont faciles à reconnaître, elles portent un cache nez et un cache sur les côtés. Il y a une F12 et une 458 Italia Speciale qui tournaient sur le circuit quand j'y suis arrêté. De plus, je suis certain que le conducteur de la 458 Italia Speciale était Fernando Alonso, croisé à un stop avant le circuit. Il faudra que je visionne mon enregistrement GoPro à la maison pour confirmer. 



Ce soir, le ciel est gris, gris foncé à l'ouest et bleu à l'est. Demain matin, je vais faire une boucle vers Modena par la campagne. Ce sera en théorie plus frais en matinée. En PM, je vais visiter certainement le musée Enzo Ferrari à Modena et le musée Lamborghini à Sant'Agatha di Bolognese. C'est ma dernière chance puisque jeudi matin, Ferrari Factory Tour... Et direction Venise pour le reste du séjour. 

Je vous ai dit que l'on mange trop bien en Italie. Trop veut aussi dire beaucoup... Je suis sûr que le vélo, même quand le cardio est dans le tapis, ne réussi pas à compenser. Il y a une chose que je ne comprend toujours pas, et c'est toujours la même chose. Comme tous les repas, je ne touche pas au panier à pain, mais c'est quand même chargé en plus du pourboire. Ce soir, ça représentait plus de 25% du repas... Ridicule, et je suis sûr que c'est passé qu'une table à l'autre, le pain bien sûr... 

Bilan de la journée: 46km à vélo autour de Maranello, aucun col, et plein de Ferrari à tous les coin de rue. On entend les moteurs en permanence, soit sur la piste d'essai, soit en ville ou à la campagne ;o)  

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